Les alliages d’aluminium pour l’allégement des structures dans l’aéronautique et la carrosserie automobile
L’aluminium comme la chimie dans la métallurgie des alliages d’aluminium, ont une place importante dans l’allégement des structures dans l’aéronautique et dans l’automobile.
Figure 1 : Les différents types de matériaux de grande diffusion en fonction de leurs performances spécifiques,
rapportées à la densité. PMMA = polyméthacrylate de méthyle ; PC = polycarbonate ; PA = polyamide ; PET = polyéthylène ; PEEC = polyéther éther cétone ; PRFV = plastique renforcé à la fibre de verre ; PRFC = plastique renforcé à la fibre de carbone.
Source : GrantaDesign-CES Edupack (entreprise spécialisée en technologie de l’information sur les matériaux)
Tableau 1 : Surcoûts d’allégement typiques acceptables pour les matériaux (€/kg).
Tableau 2 : Les défis de la chimie dans l’aéronautique (d’après Eberl et coll., Constellium, 2011).
Figure 2 : Normes sur les émissions de CO2 (en grammes d’équivalents CO2 par kilomètre) selon les années et pays. *NEDC (New European Driving Cycle) = nouveau cycle européen de conduite. C’est un cycle de conduite automobile conçu pour imiter de façon reproductible les conditions rencontrées sur les routes européennes. Source : www.theicct.org
Figure 3 : La masse d’aluminium par automobile en Europe selon les années et les types de pièces.
Source : Ducker WW – EAA Aluminium penetration in cars – 2012.
Figure 4 : Les contributions des phases du cycle de vie de l’automobile à l’émission de gaz à effet de serre.
Source : Haberling, Audi, Global Automotive Light-weight conf., 2012.
Tableau 3 : Les défis et leviers de durabilité pour l’automobile. Source : White, Jaguar Land Rover, Global Automotive Lightweight Solutions Conference, Londres, 2012.
Figure 5 : Familles d’alliages d’aluminium pour structures et caractéristiques mécaniques typiques.
Figure 6 : Diagramme d’équilibre des phases binaire aluminium-cuivre (teneur en Cu en poids %). La phase d’équilibre Al2Cu (composé intermétallique contenant environ 53 % de Cu) n’est pas représentée sur la droite.
Figure 7 : Les traitements thermiques des produits laminés en alliages d’aluminium à durcissement structural.
Figure 8 : Les stades successifs du durcissement structural lors du traitement thermique de revenu. Le durcissement est lié à la formation, lors du revenu, de fins précipités, qui constituent des obstacles au passage des dislocations (déformation plastique). Le durcissement passe par un maximum (pic) puis décroît (surrevenu).
Figure 9 : Influence des précipités sur le mouvement des dislocations. Photo : image de précipités fins à morphologie en plaquettes cisaillés par des dislocations, observés sur la tranche en microscopie électronique à transmission à haute résolution dans un alliage Al-Cu-Li à l’état revenu. Source : Nie et Muddle, Mat. Sc. Eng, 2001.
Figure 11 : Conception et développement des alliages et produits : une démarche scientifique faisant appel à la chimie.
D’après Ch. Sigli, Constellium.
Figure 12 : Schéma simplifié des sollicitations mécaniques complexes auxquelles est soumis un avion.
Figure 13 : Domaines de composition de nouveaux alliages de la famille Al-Cu-Li-(Mg-Ag) pour l’allégement des aérostructures. Source : Ehrström et coll., Matériaux 2010, FFM.
Figure 14 : Phase T1-Al2CuLi contribuant au durcissement structural des alliages Al-Cu-Li par co-précipitation. A) Disposition des atomes dans la phase T1 (Al2CuLi) ; B) images de microscopie électronique en transmission (MET) des plaquettes hexagonales sur plans {111}Al ; C) à plus fort grandissement (MET à haute résolution). Source : (A) Van Smaalen et coll., 1990 ; (B) Decreus et coll., 2011 ; (C) Donnadieu et coll., 2011.
Figure 15 : Phase métastable δ’-Al3Li de durcissement structural (faible durcissement). Source : Langan & Pickens, ICAA5, 1989.
Figure 16 : Phase métastable θ’-Al2Cu contribuant au durcissement structural. Source : Dubost et Sainfort, Techniques de l’Ingénieur M 242.
Figure 17 : Évolution du potentiel en circuit ouvert avec la cinétique de revenu. La matrice aluminium est d’autant plus « noble » que sa concentration en soluté cuivre (solution solide dans l’aluminium) est élevée. Source : Hénon. et coll., ICAA13, 2012.
Figure 18 : Comparaison de propriétés d’emploi des alliages des tôles épaisses en 2050 (Airware) et 7050.
Figure 19 : Position des différentes pièces faisant intervenir des tôles épaisses en alliage AIRWARE® 2050 dans l’Airbus A350 XWB.
Figure 20 : Les différentes familles de matériaux utilisées selon les parties de l’avion Bombardier CSeries.
Figure 21 : Comparaison des alliages Airware 2198 et de l’alliage 2024 du fuselage (tôles minces) pour différents paramètres.
Figure 22 : Démarche de co-optimisation des matériaux, des technologies de fabrication et de la conception des aérostructures à hautes performances (d’après Eberl et coll., Constellium, 2011).
Figure 23 : Potentiel de gain de masse estimé pour la voilure d’avions monocouloir et d’avions de transport régional par utilisation d’alliage à haute résistance mécanique de la technologie AIRWARE® en synergie avec les propriétés mécaniques et la re-conception des composants structuraux. Source : Ehrström et coll., Constellium, Matériaux 2010, FFM.
Figure 24 : Tendances dans l’évolution des alliages d’aluminium pour carrosserie automobile et structure de caisse en blanc, en fonction de leur formabilité et limite d’élasticité. Source : d’après Henry et coll., Constellium, Matériaux 2010, FFM.
Figure 25 : Exigences multiples sur la formabilité, solutions « alliages » pour carrosserie automobile. D’après Lequeu, Constellium, RIFT 2012 et Henry et coll., Matériaux 2010 ; (B, haut) : photo Audi.
Figure 26 : Procédé de prétraitement de surface sans chrome en continu (A) ; microstructure de dépôt nanométrique d’oxyde observée en microscopie électronique à balayage (B).
Tableau 4 : Positionnement des solutions aluminium par rapport aux autres matériaux pour pièces de structures dans l’automobile. Source : Füller, New developments in sheet môtal forming, Schwabenlandhall Fellbach, 2010.